Forum National de Coopération Universitaire, 1er avril 2015

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Troisième et dernière journée du forum national de coopération universitaire, le mercredi 01 Avril 2015 connaitra deux sessions.

La première ayant pour thème : « Orientation scolaire, universitaire et les métiers » a commencé aux environs de 08h30 avec pour orateurs, M. TOFFA directeur de l’Enseignement supérieur du CIFOP, M. BANLA Psychologue, M. EKOUE Directeur des Ressources Humaines à LOME CONTAINER TERMINAL, M. WOLOU Conseiller d’orientation à l’UL , Prof GBATI Directeur de l’INSE avec pour modératrice Mme ADAMA, Chef division à la DAAS

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M. Wolou

Wolou Adjéoda, conseiller d’orientation à l’université de Lomé, a commencé son propos par une définition de l’orientation qui consiste à aider un apprenant à choisir un parcours d’étude en fonction de ses motivations et de ses goûts pour trouver un emploi en adéquation avec ses aptitudes. Il a évoqué la récurrence des problèmes liés à l’orientation des bacheliers, qui pour la plupart ne se font pas orienter et qui au bout de quelques semaines, devant les difficultés qu’ils rencontrent, s’approchent finalement des services d’orientation. Sur plus de 15.000 bacheliers, seuls 160 se font orienter à leur arrivée à l’université cette année 2014-2015.

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M. Ekoué

M. EKOUE s’est appesanti sur la nécessité de l’orientation en prenant en compte les facteurs liés à la demande sur le marché de l’emploi. Les étudiants ne devront donc pas naviguer à vue, mais prendre en compte tous les paramètres concernant le rapport formation-emploi en ce sens que les entreprises n’accueilleraient dans leur sein que les compétences dont ils auront besoin. Les services d’orientation pour leur part doivent se rendre plus visible et à proximité des apprenants à travers des sensibilisations. Il s’est beaucoup planché sur la notion d’adaptation qui veut que tout individu en dehors de sa formation théorique, doit cultiver le savoir-faire.

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M. Toffa

Pour M. TOFFA l’orientation scolaire et universitaire est un accompagnement qui est accordé à un apprenant en vue de mieux définir ses objectifs et doit précéder à l’orientation professionnelle. Elle doit prendre en compte plusieurs aspects dont la motivation de l’apprenant, le choix du parcours adapté à ses motivations tout en gardant un œil sur l’employabilité liée à ce parcours.

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M. Banla

M. BANLA, après avoir précisé qu’ « un système d’éducation sans orientation est comme un navire sans gouvernail », a pour sa part informé sur les multiples initiatives pouvant être mises en œuvre pour arriver à une meilleure orientation. Selon lui, l’orientation commence depuis le secondaire et prend en compte la découverte des milieux intérieur et extérieur de l’individu. Il a tenu à dire que le conseiller en orientation ne fait pas le choix à la place de l’apprenant, mais l’aide à faire lui même un choix approprié en lui fournissant le maximum d’informations. Il a ensuite déploré le fait que les conseillers d’orientation bien qu’étant en nombre réduit n’étaient que très peu consultés.

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Pr Gbati

Prof GBATI a parlé de l’information qui pouvait être faite par la plupart des gens, mais le conseil psychologique relevant exclusivement du spécialiste en orientation. Il a ensuite relevé que l’orientation scolaire est au cœur de la réussite et doit prendre en compte la maturité vocationnelle du consultant. Le choix d’un parcours ou d’un autre ne devant pas être coercitif. Pour lui, le plus grand défi à relever au-delà du renforcement des services d’orientation, doit consister à faire une meilleure sensibilisation à travers des séances d’information et d’orientation.

 

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Mme Adama

Après les allocutions du panel, la place a été donnée à une séance de débats avec en toile de fond  des questions et réponses

*A la question posée par le Prof AWOKOU de savoir s’il était possible de réduire l’impact des parents dans l’orientation scolaire, le panel a répondu en affirmant que les parents ne sont pas suffisamment outillés pour orienter leurs enfants et qu’il faudrait par conséquent que les parents ne s’improvisent pas pour faire place aux experts en la matière.

Cependant il a été de consensus pour les membres du panel de dire l’insuffisance des moyens pour réduire actuellement l’impact des parents dans l’orientation.

 

*Mlle ESSO de l’ESAM a voulu savoir s’il existait des cabinets privés pour pallier l’insuffisance des institutions publiques en matière d’orientation.

A cette question le panel a répondu par la négative en évoquant cependant deux cabinets privés fondés par des psychologues de l’éducation. Le regard a donc été tourné vers le Centre Nationale d’Information et d’Orientation Scolaire, qui est une institution publique chargée de l’orientation scolaire.

 

*M. ADADE a voulu savoir si les parents d’élèves ne devraient pas être associés au processus d’orientation.

Le panel a rappelé que des initiatives étaient habituellement prises dans ce sens, mais que la plupart du temps les parents d’élèves ne s’impliquaient pas véritablement. Le défi demeure donc à relever parce qu’il va sans dire qu’une collaboration entre les parents et les professionnels de l’éducation n’apporterait qu’une plus-value à l’orientation.

 

La Session sur l’entrepreneuriat et le financement de l’enseignement supérieur a commencé à 10h avec pour thème : « Promotion et compétitivité des entreprises ».

Avec pour modérateur Prof KOUMAGLO, qui a planté le décor avant de laisser la parole au Représentant de la délégation de l’UE,

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Stéphane MEERT

M. Stéphane MEERT représentant l’Ambassadeur Berlanga-Martinez de l’UE, a énoncé les avancées accomplies en termes de modernisation de l’administration mais a relevé que beaucoup de choses restent à faire. L’approche de l’UE est une stratégie globalisante partant de la modernisation de l’administration publique pour arriver aux différents sous-secteurs qui ne sont pas moins importants.

L’UE porte un intérêt particulier à la consolidation de l’Etat qui ne saurait se faire sans la modernisation de la justice. Le taux de personnes incarcérées et n’ayant pas encore paru devant le juge s’élève à 70%. Le défi de la sécurité fait aussi partie des priorités de la délégation de l’UE qui s’engage sur un projet de construction d’une école de police à Davié.

En ces périodes d’élections, le souhait de l’UE en termes de consolidation de l’Etat est de voir se processus se passer dans les bonnes conditions.

En ce qui concerne les institutions, des projets sont en cours pour renforcer les capacités de la Cour des comptes, de l’ARMP entre autres.

Chaque fois que l’UE met en place des projets, elle s’associe aux universités, qui contribuent pour beaucoup à la réflexion stratégique précédant leur effectivité.

L’UE s’intéresse au secteur de l’eau et de l’assainissement avec des projets en cours à Dapaong. De manière globale l’UE s’intéresse au développement intégral par l’assainissement du climat sociopolitique et par son soutien au secteur privée.

 

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M. Wim Vandenbroucke

M. Wim Vandenbroucke a d’entrée de son intervention rappelé que c’est le secteur privé qui est le partenaire essentiel de la lutte contre la pauvreté car pourvoyeur d’emplois décents.

« EEN » : Entreprise Europe Network, composé de 600 organisations partenaires dans 54 pays est une initiative de l’Union Européenne et gérée par l’EASME.

Ouverte aux pays tiers à partir de 2015, elle vise à assurer la compétitivité des produits des pays participants, faciliter la promotion des entreprises privées, les partenariats et l’accès des PME aux marchés en œuvrant par des fora, conférences et échanges d’expertises entre autres.

Pour participer à ce programme plutôt destiné aux entreprises, une manifestation d’intérêt doit être adressée sur le site de ce programme sont : http//ec.europa.en/easme/business-coopération-centres.en.htm et davantage d’informations sur le site de EEN : http//een.ec.europa.eu

 

Maurice Dévatchagni
Maurice Dévatchagni

M. Maurice Devatchagni, chargé de la communication à la délégation à l’UE, a quant à lui relevé le manque de ruée vers l’information sur les bourses et les programmes de financement de l’enseignement supérieur des Togolais.

Son développement s’est axé sur deux principaux programmes à savoir ERASMUS +, qui dans son programme 2015- 2020 financera les recherches et expertises des enseignants du supérieur puis du programme consacré à la recherche scientifique qui sera bientôt lancé en partenariat avec la DIRECOOP.

Les inquiétudes des participants ont été relevées lors de la séance de questions répondues par les panélistes.

ESAG-NDE à la foire de la 7ème édition du FNCU

ésagSise dans l’enceinte du CESAL au quartier Tokoin-séminaire, l’Ecole Supérieure d’Administration et de Gestion, Notre Dame de l’Eglise (ESAG-NDE), comme son nom l’indique est une école supérieure confessionnelle dirigée par des religieuses.

Elle forme en cours du jour et du soir dans des filières comme le secrétariat, la comptabilité et le commerce. Accrédité par le CAMES (Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur) en Novembre 2014, l’ESAG-NDE délivre des diplômes en BT, BTS, Licence, Master et Certificat professionnels en cours modulaire.

Selon Mlle Toulan- Bamezon Virginie, étudiante à ESAG- NDE, vendre la qualité des formations de l’institut, inviter les nouveaux bacheliers à s’imprégner des réalités des formations de l’école sont entre autres motivations qui ont poussé l’école à animer le stand.

 

ESAM opte pour l’Excellence

ésamEn partenariat avec deux universités française (Conservatoire National des Arts et Métiers-INTEC à Paris et l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), l’Ecole Supérieure d’Audit et de Management (ESAM) forme les étudiants en Droit et en Expertise-Comptable. Elle est située sur l’Avenue Grunitzky, près de la mairie centrale de Lomé.

Selon Elvire Sokpo étudiante, l’ESAM participe à cette 7ème édition du Forum National de Coopération Universitaire pour rester fidèle à l’objectif du Dg Roger Mifétous qui est celui de l’Excellence. Elle profitera du cadre pour se faire d’avantage connaitre et aussi sensibiliser le plus grand nombre d’étudiants sur le combien de l’importance du choix d’une bonne école de formation pour s’assurer un emploi.

 

Cérémonie de clôture de la 7ème édition du Forum National de la Coopération Universitaire-

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Panel

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Prestation du club UNESCO de l’Université de Lomé, sketch récapitulatif des thématiques abordées au cours de ce forum.

 

 

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Un public ravi

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Dr Edoh Komlan a présenté la synthèse générale des activités de ce 7ème Forum National de la Coopération Universitaire. Un rappel de toutes les activités de ce forum depuis la cérémonie d’ouverture à la dernière table ronde a été effectué.

 

Mot de remerciement du Directeur des Relations Extérieures et de la Coopération de l’UL, Président du Comité d’Organisation Prof Joseph David Dosseh

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Pr Dosseh

Suite à la présentation du rapport, le Prof. David- Joseph Ekoué Dosseh, Président du comité d’organisation et Directeur de la DIRECOOP, a présenté ses sincères remerciements à l’équipe d’organisation de cette septième édition.

Il a dans un premier temps félicité pour la mobilisation de tous les acteurs qui ont participé à la réussite de cette édition. Il s’agit des établissements d’enseignement supérieur et leurs représentations sur les différents stands et les panels animés.

Il n’a pas manqué de saluer et remercier leur partenaire et sponsor officiel TOGOCEL, ainsi que tous les autres partenaires financiers et techniques qui n’ont pas lésiné sur les moyens à mettre en œuvre.

Il termine en invitant les différents établissements à profiter de la manne financière que l’UE met à leur disposition par le biais des programmes de bourses et aides et en donnant à tous rendez-vous pour l’édition prochaine.

 

PanélLe Prof GUMEDZOE, Président du CEVEST s’est tout autant que son prédécesseur réjouit de la mobilisation qui a marqué ce forum en sa 7ème édition. Il a réitéré les remerciements à tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la concrétisation de l’événement, avec une reconnaissance particulière à l’endroit du partenaire officiel TOGOCELLULAIRE.

Il a ensuite invité les uns et les autres à se tourner vers les domaines porteurs tant en ce qui concerne les curricula de formation qu’en ce qui concerne les emplois. Il a pour terminer encouragé à la promotion des formations en ligne et à la mise en place des partenariats pour faire avancer l’enseignement supérieur.

 

VidalC’est au conseiller technique du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche que l’honneur a été donné de clore la série des discours de clôture. M. VIDAL.

Il a rappelé que la clôture de ce forum n’est pas une fin mais le point de départ d’actions qui seront mises en œuvre pour l’enseignement supérieur sur la base d’une feuille de route dressée par le Président de la CEVEST qui vise l’excellence et la valorisation de l’enseignement supérieur à travers une mutualisation des ressources

C’est par ces mots qu’il a clôturé officiellement la 7ème édition du forum de la coopération universitaire, dressant ainsi une passerelle pour la 8ème édition.

 

FIN DE LA 7ème édition du Forum National de Coopération Universitaire: 16h39 min, UL

Pap Jo, Cédric Aguim, Firmine Mignanou

 

 

 

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