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Ces 4 écoles forment à des métiers auxquels vous n’avez jamais pensé

Par La Rédaction
Ces 4 écoles forment à des métiers auxquels vous n’avez jamais pensé
Comment faire pour devenir clown ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Non, il ne suffit pas d’enfiler un nez rouge. Pour exercer ce métier, il faut étudier à l’école des clowns. Même chose pour le métier d’hu......

Comment faire pour devenir clown ? Vous vous êtes sûrement déjà posé la question. Non, il ne suffit pas d’enfiler un nez rouge. Pour exercer ce métier, il faut étudier à l’école des clowns. Même chose pour le métier d’humoriste, de croupier ou de magicien. Tous les métiers s’apprennent…à l’école (enfin presque).

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L’école Le Samovar pour devenir clown

Pour intégrer la seule école spécialisée dans la formation des clowns, il faut le vouloir. “Car ici, sont formés des artistes complets”, explique Cécile Babin, l’une des membres de l’équipe pédagogique.

Pour bénéficier des enseignements dispensés par l’école, de nombreuses compétences sont requises au moment de postuler : “avoir une expérience de pratique artistique en tant qu’amateur ou professionnel. Avoir déjà pratiqué l’art clownesque (sans être forcément inséré dans le milieu). Savoir absolument jouer d’un instrument de musique”.

Avec de telles exigences, ce sont surtout des comédiens, des danseurs et des circassiens qui tentent leur chance, même s’il arrive que des professeurs ou des avocats aient envie de se lancer. Il n’y a pas d’âge moyen pour participer, les élèves ont entre 22 et 40 ans, en général.

Et après ? Les clowns peuvent exercer leur métier en entreprise, rejoindre une compagnie ou en créer une. Ceux qui souhaitent devenir clown à l’hôpital complètent leur formation initiale avec Le Rire Médecin “qui ne recrute que des professionnels qui possèdent déjà un personnage de clown solidement établi”, lit-on sur le site internet de la formation.

Le café-théâtre le Double Fond pour devenir magicien

En 2018, le Ministère du Travail a autorisé la création d’un diplôme de Magicien niveau Bac+2. Une victoire pour le théâtre de magie le Double Fond qui s’engage à “valoriser le métier de magicien auprès des employeurs (salles de spectacles, cirques ou encore hôpitaux)”, explique Adeline Galland, la responsable pédagogique de l’école. Il existe une demande croissante de magiciens, mais les magiciens peinent à faire valoir leurs compétences sur le marché du travail. La preuve : en dix ans, le chiffre d’affaires du café-théâtre a doublé. Pourquoi la magie est-elle aussi populaire ? “Aujourd’hui, les relations sociales sont déshumanisées. On a donc besoin de magie pour s’émerveiller à nouveau” suppose la responsable pédagogique.

Le double Fond est aujourd’hui le seul café-théâtre habilité à former au métier de magicien et le seul aussi, à organiser des spectacles de magie, toute l’année. Le terrain de jeu idéal, pour les magiciens en herbe, libres de participer aux scènes ouvertes, appelées “Coups de pouce”.

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L’école du One Man Show pour devenir humoriste

“Faire rire, ça ne s’apprend pas. En revanche, faire rire tous les soirs, ça s’apprend ici”, résume Yoann Chabaud, humoriste et intervenant à l’école du One Man Show, dans le 9ème arrondissement de Paris.
Pour avoir la chance d’apprendre dans cette école, qui existe depuis 25 ans, il faut réussir le concours d’entrée. Chaque année, seulement 30 personnes sont sélectionnées. Il faut arriver le jour de l’audition avec un sketch (une création originale ou celui d’un autre humoriste) et tenir trois minutes, il faut bosser. En général, l’étudiant qui fait la différence “sait s’affirmer sur scène et comprendre les remarques du jury. Et puis, on voit tout de suite quand la personne est accro à la scène”. Quand l’élève rejoint l’école, il a déjà des qualités de base, qu’elle perfectionnera grâce à la formation : sens de l’humour, autodérision, sens de l’observation, etc.

Même s’il n’y a pas de limite d’âge, la majorité des étudiants ont entre 20 ans et 35 ans. “L’année dernière, deux personnes avaient plus de 40 ans. Ils ont participé à la formation, pour s’assurer un diplôme donc une stabilité”.

Cerus Casino Academy pour devenir croupier

Pour postuler à cette formation de 8 semaines, vous n’avez ni besoin du bac, ni même du brevet des collèges. Il suffit d’être majeur. “Avant de commencer, lors d’un entretien avec le futur élève, on valide certaines de ses aptitudes, notamment le calcul mental ou la mémoire logique”, explique Damien Engels, le directeur opérationnel de l’école.

La majorité des personnes qui suivent la formation ont la vingtaine. Certains s’inscrivent juste après le bac, d’autres se reconvertissent “l’un de nos élèves était bac+7, spécialiste en astrophysique”, se rappelle Damien Engels.

Sans surprise, ce sont souvent des passionnés de jeux, qui s’épanouissent dans l’univers de la nuit, du divertissement et des loisirs. Même si, il n’y a pas de profil type. Chaque année, l’organisme forme entre 100 et 120 croupiers à travers des cours 100% pratique. “On enseigne non seulement les gestes techniques du croupier, les règles des jeux, le calcul mental mais aussi la relation client”, précise-t-il.

Cette école garantit à chacun un stage ou un emploi à l’issue de la formation “car pour ce métier, le marché est sous tension : il y a plus d’offres que de personnes disponibles”, informe le directeur opérationnel. Donc une fois diplômé de la Cerus Casino Academy, l’étudiant “formé” est capable d’animer une table de roulettes, de blackjack et de poker. Il peut alors commencer à travailler dans un casino. Et avec le temps, il a de grandes chances d’évoluer. “On commence débutant et progressivement on devient croupier 3ème catégorie, 2ème catégorie, puis chef de table et ensuite chef de partie, et pourquoi pas enfin membre du comité de direction”.

Avec Les Echos

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