Il est bien entendu très néfaste pour la santé de consommer de l’alcool de manière excessive, quel que soit son âge. Une étude publiée dans le British Medical Journal (BMJ) montre cependant qu’il existe des périodes de la vie où le cerveau est plus particulièrement sensible aux effets de l’alcool. Les chercheurs ont rassemblé une quinzaine d’études et identifié trois périodes charnières.
La gestation, lorsque le fœtus se développe dans le ventre de la mère. « Même une consommation modérée d’alcool pendant la grossesse est associée à une baisse des capacités cognitives et comportementales chez l’enfant », soulignent les auteurs. 10 % des femmes enceintes boivent pourtant de l’alcool durant leur grossesse.
L’adolescence (15-19 ans), où la consommation d’alcool se traduit souvent par le binge drinking. « 20 % des 15-19 ans en Europe déclarent boire de façon excessive occasionnellement », s’alarment les chercheurs. Or, « plusieurs études montrent que cette consommation excessive à l’adolescence est associée à une réduction du volume néocortical, à un développement moindre de la matière blanche et à des déficits faibles à modérés dans un large éventail de fonctions cognitives », notent les auteurs.
