Les chercheurs de l’Institut d’ingénierie physique de Moscou MEPhI au sein d’un collectif international de chercheurs dont des Norvégiens et Chinois, ont mis en place un nouveau procédé utilisant les nanoparticules bon marché qui ne sont pas dangereuses, ce qui le distingue d’autres procédés, pour dessaler plus rapidement l’eau de mer. De nombreux systèmes d’énergie renouvelable étant constitués de générateurs solaires qui produisent de l’électricité par évaporation de l’eau, le schéma combinant les mini-turbines à vapeur et les dessalinisateurs solaires est très prometteur et dans de nombreuses régions de la planète, ce type d’appareil combiné est une source importante d’énergie et d’eau pour l’agriculture, indiquent les chercheurs qui ont pu augmenter de 15 à 25 % l’efficacité de la production de la valeur par les dispositifs solaires.
Il serait possible d’en produire plus en utilisant la lumière de la suspension aqueuse des nanoparticules absorbant la lumière, plus efficace que de simplement faire bouillir de l’eau. Grâce aux nanoparticules de graphite et de l’oxyde de fer, ils ont pu communiquer ces nouvelles propriétés à l’eau.
« Le phénomène que nous avons étudié avait été découvert au début des années 2000 par des chercheurs américains et australiens mais ceux-ci ne sont pas allés au-delà d’expérimentations en laboratoire à petite échelle. Nous avons considérablement élargi la description théorique du processus et découvert le moyen de son utilisation industrielle. Le grand avantage de notre système tient au fait que nous n’utilisons pas de particules d’or ou d’argent qui coûtent cher», a indiqué Boris Balakine, directeur d’étude de l’Institut de la physique nucléaire et des technologies du MEPhI et professeur de l’université des sciences appliquées de Norvège occidentale.
Non seulement le procédé permettra avant tout de dessaler plus rapidement et de désinfecter l’eau salée ou les eaux usées en n’utilisant que la lumière solaire concentrée, mais aussi cela peut être utilisé pour la thérapie photodynamique contre le cancer et pour la création de systèmes de refroidissement du matériel spatial, affirment les chercheurs.
