Au Togo, les litiges fonciers constituent un problème complexe auquel font face les populations. Selon les estimations, 80 % des affaires, qui passent devant les tribunaux togolais, sont relatives au foncier. Les textes régissant le domaine sont vieux d’une quarantaine d’années et certains décrets pris par la France coloniale, avant l’indépendance, sont encore en vigueur.
Le Parlement togolais vient de franchir un cap en ce qui concerne la résolution de ce casse-tête qui constitue une bombe à retardement. Les députés ont adopté à l’unanimité, ce mardi 5 juin après trois jours de travaux, la loi portant code foncier et domanial au Togo.
Cette loi, de 736 articles, traduit dans les faits la sécurisation des transactions foncières et prend en compte les évolutions sociale, économique et environnementale que connaît le Togo. Elle constitue les premiers pas nécessaires à la modernisation du cadre institutionnel de gestion du foncier, fixe les principes généraux applicables à la propriété. Elle permettra, ainsi, à chacun d’exercer en toute quiétude ce droit humain fondamental qu’est le droit à la propriété.
Elle définit les dispositions relatives à l’expropriation pour cause d’utilité publique, aux associations foncières, aux terres rurales de tenure foncière coutumière, etc. Elle traite également des propriétés collectives, des modes particuliers d’accès à la propriété, à sa possession et sa détention.
