Les bons gestes à adopter.
Ne pas en mettre assez
« On ne met jamais assez de gel hydroalcoolique », rappelle Alexis Hautemaniere, épidémiologiste au Centre hospitalier Avranches-Granville. Pour qu’il y en ait suffisamment, le médecin recommande une dose de 3 ml au moins. Si les pompes pré-dosées ou les distributeurs à lecteur optique présents dans les magasins ou entreprises sont automatiquement calibrés, comment s’assurer d’une bonne quantité quand on utilise un flacon personnel ? « Il faut que le liquide remplisse le creux de la main. Une noisette de produit ne suffit pas », précise le médecin.
En clair, plus on met de gel, mieux c’est. Et contrairement au lavage des mains, le gel n’enlève pas le sébum grâce à la glycérine qu’il contient. On peut donc répéter l’action autant de fois que nécessaire. « Quand on est chez soi, mieux vaut privilégier le lavage des mains à l’eau et au savon », nuance Sandrine Enkaoua, pharmacienne.
Ne pas l’étaler correctement
Pour que le produit soit bien appliqué, il faut respecter « deux fois sept cycles de friction », indique Alexis Hautemaniere. Les cycles comprenant les étapes suivantes : d’abord paume contre paume, puis les espaces interdigitaux, le bout des doigts, le pouce, le dos de la main et enfin les poignets. Soit 11 actions en tout. « Pour ne pas perdre trop de produit, on trempe d’abord le dos de la main opposée dans le creux où est déposé le gel et on l’étale un peu comme une crème avant de frotter, sinon une grosse partie sera perdue », détaille l’épidémiologiste.
