les-vraies-raisons-qui-sous-tendent-la-tenue-du-sommet-de-lomeUne brochette de hautes personnalités de la République togolaise, au fait des questions maritimes, était face à la presse nationale et internationale, ce mercredi 12 octobre à Radisson Blu-Hôtel 2 février pour édifier l’auditoire sur les réels enjeux de la tenue de cette rencontre continentale dans notre capitale.

Il s’agit notamment de l’ancien Premier ministre togolais et ancien Directeur général du Port autonome de Lomé, Agbeyome Kodjo, du chef d’État-major général de la marine nationale, le capitaine de Vaisseau Takougnadi Néyo, et du ministre togolais en charge des Transports et des Infrastructures, Ninsao Gnofam.

La tenue de cette rencontre à Lomé émane de la reconnaissance que sans la paix et la sécurité, aucun développement n’est possible ; et que tout seul, aucun État ne peut assurer sa sécurité afin de booster l’économie du continent, a déclaré le capitaine de Vaisseau.

Le choix du Togo pour abriter ce sommet est un gage de la confiance des instances de l’Union africaine en notre pays ; et une volonté de fédérer les énergies des États pour développer une approche globale des problématiques sécuritaires, car « plus on est uni, plus on est plus fort », a-t-il souligné.

L’ancien chef du Gouvernement togolais Agbeyome Kodjo, pour sa part prend le sujet sous l’angle de l’intérêt du sommet de Lomé. Il explique que la piraterie maritime, qui sévit en mer et sur les côtes des pays d’Afrique, a pris d’inquiétantes proportions. Bien que plusieurs initiatives furent conduites au niveau sous-régional et régional, selon lui, il urge de disposer davantage d’outils pour une lutte coordonnée.

« Il s’agira au cours de ce sommet extraordinaire, a-t-il poursuivi, de définir un cadre légal de coopération régionale accrue et efficace de lutte contre la piraterie maritime ; d’adopter des dispositions répressives sévères tendant à prévenir, à décourager et à éradiquer la pêche illégale non-déclarée et non-réglementée ».

C’est également, une occasion pour « harmoniser les instruments juridiques en matière de prévention et de répression de la criminalité maritime ; et  enfin une opportunité de ratifier et de faire ratifier les traités et conventions en la matière pour rendre efficace le combat contre la piraterie maritime », a-t-il ajouté.

Pour Ninsao Gnofam, ce sommet entre dans la droite ligne des actions du Gouvernement qui œuvre pour la modernisation économique grâce aux infrastructures.  « Le Sommet va surtout parler de la question de la sécurité et de la sûreté en lien avec l’économie », a-t-il relevé, tout  en soulignant l’importance de la pêche dans notre économie qui prend en charge directement au moins 30.000 familles, à en croire les données des études économiques.

La Rédaction