Curieuse coïncidence. Un mois après la chute d’Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), l’artiste malien Sidiki Diabaté, le roi de la Kora, est derrière les barreaux. Il est accusé par une ancienne compagne de violences et de séquestration.
L’affaire a pris de l’ampleur avec la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’images montrant les cuisses, les hanches et le dos enflés d’une jeune femme identifiée comme Mariam Sow. Il s’agit d’une influenceuse guinéo-malienne de 23 ans, connue sous le pseudonyme de Mamasita, qui a vécu une histoire avec l’artiste et a confirmé que c’était bien elle qui apparaissait sur les photos.
Ces dernières, a-t-elle précisé, datent d’il y a un an. Mais « j’ai subi pire que ça, je me demandais s’il savait ce qu’il faisait », a laissé entendre Mariam Sow sur la télévision guinéenne, évoquant les coups de « rallonge » que le chanteur lui a assénée et sa séquestration dans une maison pendant deux mois.
Selon des journalistes maliens, cette affaire de Sidiki Diabaté était connue de tous. Mais, Sidiki étant le bon petit de l’ex chef d’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), donc intouchable. L’affaire a refait surface au lendemain du renversement du gouvernement d’IBK.
