Chez les Celtes, l’hibou faisait office de guide spirituel, éclairant le chemin à travers la nuit. Les Romains, eux, associaient cet oiseau à la sorcellerie et à la magie noire. Pour mieux comprendre ces superstitions et protéger ces oiseaux, des chercheurs lausannois ont lancé une vaste enquête internationale.
Durant des siècles, ces rapaces étaient cloués aux portes pour conjurer le mauvais sort. Aujourd’hui encore, leur connotation est rarement neutre, a indiqué lundi l’Université de Lausanne (UNIL) dans un communiqué.
Afin de mieux comprendre les comportements et les croyances liées aux hiboux, Alexandre Roulin et Christine Mohr, respectivement biologiste et psychologue à l’UNIL, ont lancé une étude à très grande échelle. Un des buts consiste à identifier si les représentations de ces volatiles, qu’elles soient positives ou négatives, varient selon les pays.
Aspects sociologiques négligés
«Au-delà des différences culturelles et géographiques, nous souhaitons savoir si le fait d’être superstitieux s’explique en fonction de l’âge, du genre ainsi que de facteurs psychologiques individuels comme les croyances paranormales et les traits de personnalité», indique Christine Mohr, professeure au Laboratoire d’étude des processus de régulation cognitive et affective, citée dans le communiqué.
