De gauche à droite, Prof Tona Kokou, Directeur du CERSA ; la Directrice du FAIEJ et Boris Amouzou, spécialiste dans l’étude sur les ravageurs

Accompagner les jeunes entrepreneurs togolais tant par des formations et des financements sont des défis au centre du plan stratégique du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ). À cet effet, les capacités techniques de ceux exerçant dans les secteurs avicole et du maraîchage ont été renforcées au centre agro-pastoral Sichem situé à Kpomé dans la Préfecture de Zio. Ils sont en tout 52 jeunes entrepreneurs à prendre part à ces travaux dirigés par le Directeur du Centre d’excellence régionale sur les sciences aviaires (CERSA) de l’Université de Lomé, Prof Tona Kokou.

Débutés le 30 mai, ils se sont achevés ce 31 mai par une remise d’attestations aux participants. Le module destiné aux 26 entrepreneurs en aviculture et élevage, a porté sur les “mesures de biosécurité et les règles élémentaires d’hygiène”. Celui destiné au groupe des 26 entrepreneurs en agriculture a porté sur les “méthodes de lutte durable et rentable contre les ravageurs des cultures maraîchères et céréalières”.

Pièges pour détruire les insectes ravageurs, pour les agriculteurs ; production de pediluves et de rotoluves, techniques de gestion des symptômes liés notamment à la grippe aviaire pour les aviculteurs sont entre autres les aspects abordés au cours de ces deux (2) jours d’échanges. C’est plus outillés et aguerris de nouvelles méthodes pour améliorer leurs productions que ces jeunes entrepreneurs ont repris le chemin de leurs entreprises et unités de production respectives, comme le confie Ouguile Clément, technicien agronome qui a pris part aux travaux.

“En tant qu’éleveur il y a pas mal de maladies qui sévissent dans nos troupeaux et grâce à cette formation nous avons toutes les solutions possibles pour écarter cette maladie (la grippe aviaire) qui est devenue endémique. Je repars avec un bagage qui me permet d’ores et déjà de prendre des dispositions préventives (…) mais aussi des mesures curatives qui nous ont été enseignées, en particulier les vaccinations contre l’apparition de certaines de ces maladies.” a-t-il affirmé.

Pour la Directrice générale du FAIEJ, Mme Mivedor-Gbadamassi Sahouda, ” Quand les risques sont clairement identifiés et maîtrisés, on peut clairement et aisément avancer vers la rentabilité “. Une rentabilité qui peut être sévèrement mise à mal si les techniques de maîtrise des insectes et ravageurs ne sont pas connues par les agriculteurs d’une part et les méthodes de canalisation des infections et maladies pour les éleveurs, ne sont pas maîtrisées.

” Nous nous sommes intéressés aux attaques des rongeurs qui peuvent causer jusqu’à 100% de dégâts. En tant qu’entrepreneurs, ce sont les récoltes qui emmènent la rentabilité et avoir 100% de dégâts peut entraîner la ruine”, a précisé Boris Amouzou , agronome specialisé en étude sur les rongeurs et formateur.

Confiante dans les retombées de cette formation, la Directrice du FAIEJ a convié les jeunes bénéficiaires de ce renforcement de capacités à être non seulement le moteur du développement de leurs unités de production respectives, mais aussi être des apôtres de bonnes paroles et méthodes dans leurs milieux respectifs.

Notons que cette formation fait suite à une récente apparition du virus H5N1 (virus responsable de la grippe aviaire) dans la préfecture des lacs et qui avait occasionné la mort de plus de 3.600 volailles.

La Rédaction