L’accord dévoilé le lundi 24 septembre entre le groupe chinois ByteDance, Oracle et Walmart pour assurer le futur de l’application TikTok aux États-Unis est plus fragile que jamais. Alors que ni Washington, ni Pékin ne s’accordent sur qui aura la majorité du capital de la future entité TikTok Global, le réseau social reste sous le coup d’une disparition des magasins d’applications aux États-Unis à partir de dimanche soir.
Pour éviter ce scénario, TikTok a déposé mercredi un référé auprès d’un tribunal de Washington. L’entreprise demande une suspension de son bannissement imminent de l’App Store et du Google Play Store, comme WeChat, autre application chinoise sur la sellette, l’a obtenu samedi dernier. « Si les interdictions ne sont pas suspendues, les dommages causés aux plaignants seront irréparables », écrit la plateforme dans le document judiciaire. Et pour appuyer ses dires, TikTok y dévoile les effets des menaces de Trump sur son activité.
L’entreprise affirme avoir perdu sur le seul mois d’août 10 millions de dollars de revenus publicitaires. Une dizaine d’annonceurs, dont de très grandes marques, ont annulé ou suspendu leurs campagnes sur le réseau social après que Donald Trump a signé son décret présidentiel contre TikTok. La société a désormais le plus grand mal à recruter. Elle affirme dans le document judiciaire que 52 candidats ont décliné des offres de recrutement au sein de l’entreprise en expliquant que sa situation était devenue trop précaire.
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TikTok a aussi vu partir d’importants influenceurs américains, comme Charli d’Amelio, qui a rejoint la plateforme concurrente Triller. TikTok craint un effet domino sur les autres créateurs et, in fine, sur ses audiences.
