Le Haut-Commissariat des Réfugiés-Togo lance un concours de rédaction de poèmes sur l’apatride avec pour thème « j’appartiens et j’existe ».
Contexte
Cette campagne de lutte contre l’apatridie a pour but, selon les organisateurs, de sensibiliser l’opinion publique nationale et internationale sur l’apatridie et le risque d’apatridie encouru par des millions de gens dans le monde. A ce jour, on dénombre 3 millions d’apatrides dans le monde et 955.000 en Afrique de l’ouest et du centre.
Au Togo, le concours vise à impliquer davantage la population togolaise dans la lutte contre l’apatridie et d’éveiller les consciences collectives sur les risques encourus par un enfant ne disposant pas d’un acte de naissance. L’apatride, étant la personne qu’aucun Etat ne reconnaît comme citoyen ne peut donc prouver son identité et par conséquent ne peut jouir de ses droits fondamentaux.
Le Togo, pays de 8.6 millions d’habitants, compte plusieurs personnes de moins en moins documentées malgré les efforts des pouvoirs publics. Ce déficit de documentation a probablement pour origine, la méconnaissance par la population de l’importance de disposer d’un acte de naissance dès l’accouchement. Ces faits ont pour retombées le non-enregistrement immédiat des naissances pour une partie de la population surtout dans les milieux reculés.
Ce concours de poésie qui marque le 6e anniversaire de la campagne de lutte contre l’apatridie « J’existe » du HCR- Togo est initié pour mener des activités de sensibilisation afin d’informer la population de la nécessité d’un acte de naissance, des risques de son inexistence pour eux-mêmes et pour les enfants.
