La pollution de l’air aux particules fines s’avère être plus que néfaste à la santé humaine. Elle pourrait aussi réduire l’espérance de vie en moyenne de 2,6 ans, selon une recherche menée par des scientifiques de l’université de Chicago.
Une étude sur la qualité de l’air qui affecte la santé humaine et réduit l’espérance de vie a été publiée par des scientifiques de l’Institut de politique énergétique de l’université de Chicago, relate The Washington Post. Ils constatent que les personnes pourraient vivre jusqu’à 2,6 ans plus longtemps si la qualité de l’air était meilleure. Par contre, la pollution de l’air aux particules fines semble affecter l’espérance de vie d’une manière différente en fonction des pays.
Parmi les pays avec une très forte pollution de l’air, les scientifiques ont nommé la Chine, l’Inde et le Népal.
Un Chinois perd en moyenne 3,9 ans d’espérance de vie et les habitants des régions les plus polluées pâtissent de presque huit ans, poursuit l’étude. La Chine, un pays avec un niveau de pollution atmosphérique très fort, a mené des réformes importantes, telles que l’interdiction du chauffage au charbon dans les régions du nord du pays et la fermeture de milliers d’usines trop proches des centres-villes ainsi que la limitation de l’utilisation des voitures. L’université de Chicago a calculé que le taux de particules fines avait baissé de 32% entre 2013 et 2017 en Chine.
Alors que la moyenne de l’Inde est une perte de 5,3 ans d’espérance de vie à cause de la pollution atmosphérique, les habitants de deux villes à l’est de Delhi, Hapur et Bulandshahr, perdraient à leur tour plus de 12 ans, ce qui est le chiffre le plus haut au monde.
